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L'Histoire du Casino d'Évian

Evian-les-Bains : le quai et 'établissement thermal La fin du 19ème siècle est marqué par l'Âge d’or du thermalisme, et la ville d'Évian, rebaptisée Évian-les-Bains en 1864, après l'annexion de la Savoie à la France, est en pleine effervescence.
Lieu de villégiature à la mode, la station thermale est fréquentée par une clientèle aristocratique internationale qui vient prendre les eaux. Pour divertir cette population mondaine, de nombreuses distractions sont organisées : théâtre, concerts, jeux de table, feux d'artifice…
La création du casino s'inscrit dans un vaste programme d'aménagement, impulsé par la Société des Eaux d'Évian : construction de l’établissement thermal et de palaces luxueux, aménagement du Royal Golf Club, prolongation de la voie ferrée et ouverture de la gare, aménagement des quais et du port…

À la fin des années 1870, le Baron de Blonay, alors maire de la ville, lègue à la municipalité son château familial, aux fins d'établir une « maison de jeu » digne de ce nom. La bâtisse seigneuriale, dotée d'une puissante tour carrée à front de quai, occupe une des plus belles situations en bordure du lac. Dans l'esprit du baron, le nouvel établissement remplacera le casino de fortune, logé jusque-là dans un chalet à la sortie de la ville, et éclipsera le modeste casino d'Amphion-les-Bains. Du jardin, un nouvel escalier à double rampe, surmonté d'une marquise, conduit aux salons : salon de conversation, salle des petits chevaux, cercle des étrangers, salon des dames, salon de correspondance et de lecture.
A ce premier maillon s'ajoutera un théâtre en 1884, relié au casino par une passerelle métallique vitrée.

Evian-les-Bains : le Casino municipal Les projets se multiplient autour du casino, qui, à partir de 1892, est géré par la Société des Eaux d'Évian. En 1894, après avoir remporté le concours du palais de Rumine à Lausanne, le Lyonnais Gaspard André fournit des projets pour un casino et un institut d'hydrothérapie. Ses propositions ne seront pas retenues.

L'intervention majeure reste à faire. Elle revient à l'architecte Jean-Albert Hébrard, également maître d'œuvre de la buvette Cachat (1903) et de l'hôtel Royal (1909), qui reconstruit dès 1911 le cœur de ce casino fait de bric et de broc.
À la demande de la Société du Casino, constituée en 1909, il confère au nouveau bâtiment cette physionomie de grosse pièce montée byzantine qu'on lui connaît aujourd'hui. Toute de béton armé, la double calotte du dôme épanoui de la rotonde centrale remplace l'ancien château de Blonay et vient s'immiscer entre le théâtre et le restaurant.
Si bien que soudain, dans son parcours de villégiature lémanique, le touriste se trouve confronté à un morceau d'orientalisme, évoquant la Sainte Sophie d'Istanbul.

De nos jours, le Casino d'Evian possède 250 machines à sous et 9 jeux de tables, 5 bars et restaurants. Des salons privatifs sont mis à la disposition des clients pour des séminaires, mariages ou autres.
Il fait partie de l'Évian Resort, un complexe comprenant également golf, spas, thermes et hôtels de luxe.



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